Comme vous tous, j’ai bien entendu eu connaissance de la tragédie qui a secoué notre armée suite à l’attaque survenu il y a
quelques jours aux environs de Kaboul. C’est évidemment avec beaucoup d’émotion et de peine que j’ai appris cette tragique nouvelle qui endeuille aujourd’hui le cœur de nombres de nos
compatriotes.
La France a perdu dix de ses enfants qui avaient souhaité s’engager pour défendre les valeurs de la France éternelle. Ces hommes véhiculaient les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité dans un pays où tout est à reconstruire.
La France doit beaucoup à ses fils, remplis de volonté et de courage.
Bien entendu cet événement malheureux ouvre le débat sur la pertinence de la présence de nos troupes en Afghanistan. Je réfute totalement ceux que peuvent dire un certain nombre de responsables socialistes. Notre présence là bas est justifiée, c’est un devoir que nous avons à la fois vis-à-vis de la communauté internationale mais aussi et surtout vis-à-vis du peuple Afghan.
Nous ne pouvons pas aujourd’hui faire de notre présence en Afghanistan un instrument d’opposition à la politique gouvernementale. Nos luttes politiques ne doivent pas profiter d’une telle situation pour se confronter.
Notre présence là bas est légitime, notre objectif étant d’améliorer la vie et la sécurité des populations civiles. Nous ne sommes pas engagés sur un terrain d’opération extérieure pour faire la guerre mais bel et bien pour sortir la population locale d’une crise qui dure depuis la chute des soviétiques en Afghanistan et l’arrivée des Talibans au pouvoir. Notre devoir est d’offrir aux afghans une raison de croire en l’avenir.
Nous savons tous pertinemment que la peur là bas domine la population civile, que leurs espoirs ne tiennent qu’à un fil. Nous n’avons pas le droit de les trahir. Ceux qui ont perpétré cet attentat ignoble contre les forces françaises ne sont pas les afghans, il s’agit des mêmes terroristes qui ont attaqué le World Trade Center, le Pentagone ainsi que toutes les forces de la coalition.
Je le dis et je le répète, toute tentative de politisation de ce drame sera à mon sens une preuve de plus qu’aujourd’hui le parti socialiste n’a rien à proposer. Le travail de tout responsable politique face à une telle situation est d’analyser les enjeux que nous devons relever.
De plus il ne peut y avoir d’hommage assez grand que celui de continuer la mission pour laquelle dix hommes sont décédés.
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